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Femmes et techno : un mariage heureux ? Par Christelle CHALONO.

Article initialement publié sur le compte Linkedin de Christelle CHALONO, Directrice générale du centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM – Intelligence artificielle – Entrepreneuriat technologique. Lire l’article original.

L’industrie des technologies de l’information et des communications (TIC) employait plus de 140 000 personnes en 2016. Elle avait également connu une croissance de 370 % par rapport à 2012 selon Économie et Innovation Québec. Aujourd’hui, les TIC représentent 5 % du PIB de la province.

Malgré cette évolution spectaculaire, une ombre demeure toujours au tableau : où sont les femmes ? Elles représentent à peine 20 % des travailleurs en TIC !

Beaucoup de travail reste à faire pour atteindre la parité en technologie. Heureusement, plusieurs femmes ont su gravir les échelons du monde technologique et ont réussi à y prospérer. Elles sont la preuve que les femmes sont plus qu’en mesure de changer le monde grâce aux TIC.

Faites connaissance avec 4 de ces femmes inspirantes.

Christine Renaud (e180) : favoriser l’échange et l’innovation

Alors qu’elle étudiait à la Harvard School of Education, Christine Renaud a été frappée d’un éclair de génie : et s’il existait un site pour favoriser des rencontres pédagogiques et cognitives ? C’est ainsi que e180 a été lancé en 2010. Depuis, le site a été nommé parmi les 10 entreprises montréalaises les plus innovantes.

Grâce à ses fameuses brain dates, e180 favorise les rencontres dynamiques et stimule le potentiel humain. L’entreprise utilise donc la technologie pour créer des ponts entre les humains et pour encourager l’apparition de nouvelles idées innovantes. De cette façon, elle peut servir de bougie d’allumage pour de nombreuses passionnées, désireuses de changer le monde.

Doina Precup (DeepMind) : former la relève féminine de demain

Arrivée à Montréal en 2000, Doina Precup a su faire profiter le Québec de sa vaste expertise en intelligence artificielle. Depuis, elle enseigne l’informatique à l’Université McGill et a récemment été choisie par Google pour diriger la filiale montréalaise de DeepMind, une compagnie britannique spécialisée dans le deep learning.

En plus de s’illustrer en informatique et en intelligence artificielle, cette pionnière contribue elle aussi à emmener plus de femmes en technologie, via l’organisme AI 4 Social Good. Ce programme vise à former 30 étudiantes en intelligence artificielle par année. Il veut démontrer à quel point il s’agit d’un secteur qui regorge d’opportunités afin d’y attirer plus de femmes.

Joëlle Pineau (Facebook Artificial Intelligence Research) : démocratiser l’usage de l’intelligence artificielle

Passionnée par les algorithmes, le codage, les robots conversationnels et l’apprentissage par renforcement, Joëlle Pineau a su développer des concepts d’intelligence artificielle qui facilitent la vie des gens.

À force de se spécialiser, la chercheuse a été recrutée par Facebook pour diriger la Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) à Montréal. Elle est également la présidente du Reasoning and Learning Lab de l’Université McGill, en plus d’y enseigner. Malgré son emploi du temps chargé, Joëlle Pineau continue de démocratiser l’intelligence artificielle et aussi de former la relève, qui comprend de nombreuses femmes.

Valérie Bécaert (Element AI) : avoir plusieurs cordes à son arc

Valérie Bécaert est la preuve vivante qu’il faut accumuler de nombreuses expertises connexes pour réussir dans le milieu des technologies. Formée en génie chimique, elle a travaillé en développement durable pendant plusieurs années. Au cours de cette période, elle a réalisé à quel point l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies sont des outils importants en entreprise.

C’est avec ce constat en tête qu’elle a rejoint Element AI en 2017. L’entreprise créée des produits d’intelligence artificielle pour faciliter le travail de nombreux entrepreneur(e)s. Valérie Bécaert se fait également un point d’honneur d’engager et de former des femmes.

Femmes et techno : un mariage heureux

Favoriser une plus grande diversité dans l’industrie des nouvelles technologies pourvoit non seulement plus de postes, mais ouvre aussi la porte à de nouvelles idées et à des approches différentes. Voilà une formidable façon de contrer la pénurie de main-d’oeuvre tout en favorisant la diversité !

De plus, la diversité rapporte également plus de revenus aux entreprises techno, comme l’explique Chloé Freslon, chroniqueuse techno et fondatrice de URelles, le premier podcast québécois à s’intéresser aux femmes en technologies :

« Au cours des cinq dernières années, les entreprises technologiques les plus inclusives ont rapporté en moyenne 5,4 % de plus que les entreprises moins inclusives », indique-t-elle dans le magazine La Gazette des Femmes.

De nombreuses initiatives, comme le Fonds pour les femmes en technologie de la Banque de Développement du Canada ou encore le Manifeste des femmes en tech, ont également été mises en place.

Nul doute possible : le monde des technologies ira plus loin si plus de femmes y prennent part. 

Alors, mesdames… Osez !

Christelle Chalono

Article initialement publié sur le compte Linkedin de Christelle CHALONO, Directrice générale du centre d’entrepreneuriat Poly-UdeM – Intelligence artificielle – Entrepreneuriat technologique. Lire l’article original.

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