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Les freins à l’investissement numérique des entreprises manufacturières québécoises – Un rapport de la FCCQ

Partant du constat que les investissements des entreprises manufacturières en équipements technologiques ne suivent pas le rythme de la révolution industrielle en cours, la FCCQ (Fédération des Chambres de Commerce du Québec) en collaboration avec Deloitte et Irosoft a publié ce rapport pour aider les manufacturiers québécois à passer au numérique. Faisant suite à des discussions avec plusieurs membres de la FCCQ, le rapport identifie les facteurs qui freinent leurs investissements numériques et propose des pistes de solutions pour toutes les entreprises industrielles confrontées à ces problèmes.

D’après ces discussions, les freins aux investissements numériques et leurs solutions potentielles sont les suivants:

1- L’humain

Le premier frein des manufacturiers est la difficulté à recruter. La pénurie de main d’oeuvre ralentit parfois considérablement la production et dans ce contexte, les défis de numérisation apparaissent secondaires. De plus, les manufacturiers ne peuvent se permettre de libérer du temps à leurs employés pour qu’ils suivent des formations.

Pour y pallier, les industriels devraient investir dans des solutions d’automatisation, prendre le temps de faire évoluer leurs salariés ou encore faire appel à des travailleurs étrangers.

2- La culture de l’innovation

L’âge moyen des dirigeants de l’industrie est plus élevé que la moyenne de l’économie. Souvent, ces responsables attendent la relève et pensent qu’elle sera plus à même d’entamer la transformation numérique. Par ailleurs, la peur de l’échec pousse les dirigeants d’entreprise à rester dans les procédés qu’ils connaissent.

Pour amener la culture de l’innovation, les dirigeants d’entreprises peuvent commencer avec de petits projets pilotes et y faire contribuer tous les employés pour favoriser la collaboration créative.

3- La perspective technique

La transition numérique est souvent perçue comme très complexe et insurmontable par les manufacturiers. Cette idée de complexité a tendance à freiner leurs investissements. Il existe également de nombreuses questions sur le bon fonctionnement des technologies et la crainte d’une perte de contrôle de leurs opérations.

Pour mieux comprendre l’industrie 4.0 et la manière dont elle peut être mise en place, il est important que les entreprises collaborent entre elles et partagent leurs retours d’expérience. Il est également important que les manufacturiers identifient et se rapprochent des organismes d’accompagnement comme le CRIQ, le CEFRIO, le STIQ…

4- Les finances

Un investissement numérique trop lourd mène parfois à l’abandon des projets, surtout lorsque les entreprises ignorent les solutions de financement qui existent. Mais, outre la taille de l’investissement, c’est aussi le manque de compréhension ou de visibilité sur le ROI qui peuvent pousser les manufacturiers à abandonner leur projet.

Les pistes de solutions pour faciliter les investissements sont l’implication des banques et des gouvernements dans les financements de projets d’innovation.

5- Les données

Les risques associés à la conservation des données sont un frein considérable à l’essor de l’industrie 4.0. La peur de perdre ces données ainsi que le manque de connaissance en cybersécurité effraient les manufacturiers.

Pour ne pas rester en marge du progrès, les industriels québécois doivent comprendre l’intérêt des données pour leur production et bien s’entourer pour maximiser leur utilisation. Par ailleurs, les gouvernements ont aussi un rôle à jouer pour réglementer et encadrer la cybersécurité.

Consultez le rapport complet pour explorer plus en détails les freins aux investissements numériques et les pistes de solutions pour les dépasser.

Téléchargez le rapport complet

Clementine Roy

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